Bâtiments

LES PRINCIPAUX INTERVENANTS DE VOTRE PROJET DE CONSTRUCTION

Contrairement à ce que nous observons dans nos sociétés actuellement, il existe des intervenants dans la réalisation de vos projets, qui veillerons à ce que votre projet aboutisse, et s’assurerons que le résultat au final corresponde à vos exigences. Grâce à eux, vous jouirez intégralement de votre habitation.

 

LES PRINCIPAUX INTERVENANTS DE VOTRE PROJET DE CONSTRUCTION

 

Un projet d’habitation fait appel à de multiples intervenants. Il vous faudra bien cerner leur compétence et leur degré d’intervention lors des différentes phases d’avancement.

Vous, le Maître d’ouvrage

En décidant de confier votre projet à un architecte, vous devenez maître d’ouvrage et passez de la position de client (passif), à celle d’acteur (actif). Dans l’histoire de l’architecture, nombre d’habitations individuelles réalisées par des architectes portent ainsi le nom du maître d’ouvrage, car c’est bien la rencontre entre la volonté du commanditaire et celle de l’architecte qui fait qualité de l’édifice.

Votre première tâche est de représenter les habitants de la future habitation : conjointe, enfants…toutes les personnes susceptibles de vivre dans le lieu. Vous êtes leur porte-parole auprès de l’architecte et devez-vous attacher à traduire leurs besoins et envies.

Ensuite, en décidant de bâtir votre maison, vous devenez un acteur du paysage construit dans lequel vous voulez vivre. Que vous choisissiez un ancien atelier avec fenêtres donnant sur la ville et une porte ouvrant directement sur la rue, ou bien une demeure dans une impasse entourée d’un mur haut de deux mètres avec portail et code d’accès, vos options architecturales décident de la société dans laquelle vous voulez vivre.

Devenir maître d’ouvrage entraîne aussi la volonté de voir aboutir ses idées et envies. Vous allez pourtant rencontrer de nombreux intervenants extérieurs qui n’ont pas tous le souci de vous aider. Face à ces difficultés, gardez en tête le finalité de votre projet et veillez à travailler de concert avec votre architecte, comme dans une relation de « couple » fondée sur le dialogue et la confiance.

L’ARCHITECTE

La mission première de l’architecte est de vous conseiller. Il vous accompagne (parfois dès l’achat du lieu) de la conception des plans et/ou de l’espace à la livraison du chantier. Il coordonne toutes les étapes, qu’elles soient administratives, techniques ou architecturales. Il est là pour vous aider à faire des choix et à les faire respecter.

En France, la formation d’architecte est assurée par un réseau de vingt Ecoles Nationales Supérieures d’Architecture (ENSA) couvrant l’ensemble du territoire, et par une école privée, l’Ecole Spéciale d’Architecture (ESA).

Les études supérieures d’architecture sont organisées en trois cycles selon le système « LMD » (Licence, Master, Doctorat). Le projet architectural est au centre de l’enseignement. Les matières enseignées montrent la diversité des connaissances nécessaires à un projet d’architecture :

-       Projet architectural : conception des structures, des enveloppes, détails d’architecture, économie du projet, réhabilitation ;

-       Projet urbain : approche paysagère, environnementale et territoriale ;

-       Histoire et théorie de l’architecture et de la ville ;

-       Représentation de l’architecture : maquettes, informatique ;

-       Sciences et techniques pour l’architecture : mathématiques, géométrie, connaissance des matériaux et  des structures, techniques de maîtrise des ambiances ;

-       Expression artistique et histoire de l’art ;

-       Sciences humaines et sociales ;

-       Théories de l’urbanisme et du paysage ;

-       Langues étrangères.

(Source : Les études supérieures d’architecture en France, brochure du ministère de la Culture et de la Communication, 2010). Lorsqu’un architecte travaille sur votre projet, il convoque tous ces savoirs pour répondre au mieux à votre demande.

L’appellation DPLG

 Le titre d’architecte est protégé par la loi : l’appellation DPLG (Diplômé Par le Gouvernement) le reconnaît apte à exercer son métier. L’exercice de ce droit est surveillé par l’ordre des architectes auprès duquel chaque architecte doit être inscrit. Ce titre lui donne le droit de signer les permis de construire pour les habitations d’une surface supérieure à 170 m² SHON (Surface Hors Œuvre Net).

 

A suivre : Les autres intervenants de votre projet…

 

COMMENT ADAPTER L’ÉNERGIE SOLAIRE AU BÂTIMENT

ON est encore loin de l’application industrielle, mais l’invention de Yasser Berrada, un système et des procédés pour capter et distribuer l’énergie solaire thermique en collectivité, semble promise à un bel avenir. Elle a été primée en novembre dernier «meilleur brevet marocain», déposé à l’international, par l’Office marocain de la propriété industrielle et commerciale (OMPIC) et l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) (Cf. L’Economiste du 4 décembre 2011). 

Une invention qui arrive à point nommé car «elle apporte une réponse à la problématique d’efficacité énergétique», portée à bout de bras par l’Agence pour le développement des énergies renouvelables et l’efficacité énergétique (ADEREE). Pour son inventeur, c’est un système qui permettra d’utiliser une zone collective de panneaux solaires, plutôt que chacun son panneau, pour stocker l’énergie dans les bâtiments, et la rediffuser dans les appartements de tout un immeuble. Les choses devraient être encore plus faciles, si l’obligation pour les promoteurs immobiliers, soumissionnaires du programme du logement économique à 250.000 DH, d’intégrer les installations nécessaires au procédé de chauffage solaire est respectée. En attendant l’approbation par le Parlement du cahier des charges du ministère de l’Habitat instituant cette obligation, Berrada est convaincu que sa trouvaille rendra, en quelque sorte, «l’énergie durable plus pratique pour tout le monde».


En tout cas pour cet ingénieur d’état diplômé de l’Ecole Hassania des Travaux Publics et patron du bureau d’études techniques casablancais, Serd, c’est déjà la consécration. Avec ses équipes, ils s’y attendaient, parce que dit-il, «on était sur le bon filon». L’idée est née d’un constat simple. Comme son nom l’indique, un bâtiment collectif est généralement autour de plusieurs utilisateurs. En même temps, «la surface dédiée pour loger des capteurs solaires reste faible par rapport à toute celle qui pourrait être dédiée, si chaque copropriétaire essayait de poser son capteur sur le toit», fait-il remarquer. Grâce à son invention, il sera possible de donner à chaque copropriétaire d’utiliser un quota pour son usage direct et factuel de l’énergie captée et stockée.


Comment ça marche?

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Le procédé est un ensemble de composantes mises en place, allant des capteurs sur la terrasse, reliés à une tuyauterie remplie d’un liquide thermique pour permettre la concentration de la chaleur. Ainsi, chaque utilisateur pourra puiser sa consommation de chaleur comme dans le même principe de distribution de courant électrique depuis un compteur commun. Pour optimiser le système, des panneaux photovoltaïques seront placés pour le fonctionnement des organes de circulation et régulation du fluide calorifique. C’est encore en phase de prospection. Et le coût sera fonction de la multiplication des installations.


Cf article sur: http://www.leconomiste.com/article/890796-comment-adapter-l-nergie-solaire-au-b-timent